Comme depuis maintenant 2 ans, Scalpel et Matula a participé en Août dernier à la « Malabestia« , au château du Cheylard d’Aujac (30). Le but de cet évènement est à la fois de faire connaître ce superbe site, témoin d’un patrimoine architectural exceptionnel, et de participer au financement de la restauration de l’édifice.
La Malabestia 2026
Cette édition 2026 a rassemblé environ 25 participants en costumes qui, le temps d’un week end, ont animé le château et échangé avec les visiteurs autour de pôles variés : chasse et armement, cuisine, musique, sciences biologique, médecine, etc… le tout au XVIIIème siècle.
Chaque année, un scénario vient rythmer les interactions entre les personnages résents. En 2026, les évènements tournaient autour de la visite d’une délégation italienne, mais plus discrètement une enquête se menait sur la véritable nature de ce que l’on avait pris coutume de nommer « la bête ».
La mission secrête à propos de la nature de… « la bête ».
Nos animations
Marie Louise, fille et soeur de chirurgien, et maître Michel, apothicaire parisien, ayant établi leurs quartiers dans la tour carré oeuvraient à mener à bien la mission confiée par le Duc de Choiseul.
L’installation autour de l’apothicairerie/chirurgie.
C’était l’occasion d’échanger avec les visiteurs sur la base des objets présentés sur la médecine et les différents intervenants de santé dans le cadre des évènements mystérieux du Gévaudan.
Quelques tables présentées.
Les vaisseaux d’apothicairerie XVIIIème.
L’instrumentation, reproduite à l’identique de pièces existantes ou de documents sourcés, a eu la part belle dans cette enquête qui nécessitait d’examiner les corps de malheureuses victimes et parfois d’ouvrir les malheureux ou infortunées homicidées.
Comparaison des instruments de l’Encyclopédie et de ceux présentés.
Les connaissances parfois approximatives en zoologie, pourtant nécessaires dans cette enquête sur un animal hors du commun, étaient illustrées par les livres d’époque, telle cette histoire des drogues de Pomet (1694, ré-édition en 1735).
Encore quelques erreurs en zoologie… le cas de la licorne.
Beaucoup d’autres thèmes ont été abordés, à l’instar par exemple des soins des populations indigentes et/ou rurales, notamment par les « Dames charitables ». Ces dernières, de noble naissance ou issues de milieux roturiers aisés, concrétisent à une volonté de charité privée dont l’essort se fait au XVIIème mais qui perdure largement au XVIIIème siècle. En l’état, il s’agit de venir au secours des miséreux malades en leur fournissant notamment des remèdes, de nature très simples, souvent au sein d’organisations des paroisses des grandes agglomérations.
Un exemplaire original pour les soins par les « dames charitables ».
Des animations dans tout le château
Beaucoup d’autres surprises attendaient les visiteurs dans les coins et recoins du château de Cheylard.
Qui sait quelle rencontre attend le public en haut de ces escaliers.
De nombreux personnages étaient tout disposés à raconter leur histoire et à évoquer la vie quotidienne du XVIIIème siècle, dans le royaume de France.
Les chasseurs.
Les musiciens et luthier.
Les habitants du château.
Aux cuisines.
Un bilan très positif
Dans l’ensemble une édition très réussie qui a su séduire le public, venu plus nombreux cette année que l’année dernière. Ni la canicule, ni la marche nécessaire pour accéder au site n’ont eu raison de la détermination des visiteurs, preuve que le bouche à oreille fonctionne bel et bien sur cet évènement de qualité.
Les participants 2026.
Rendez vous donc en 2027 pour la suite de cette belle aventure.
Nos remerciements à l’équipe du châeau de Cheylard pour son accueil et pour les clichés utilisés dans ce blog.